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  • Photo du rédacteurChristian

Etape 61: Celorio

Alors je ne vous l'ai pas dit mais comme promis à Daniel, je trinque à mes 1000km largement dépassés maintenant et aussi à mes premiers jours de retraite officielle. Pour l'occasion, je teste un vin local... gouteux dirons nous et surtout corsé, très corsé !! Je vous avoue qu'un bon bourgogne aurait eu ma préférence mais bon je fais avec ce que j'ai sous la main, ne soyons pas exigeant en plus. D'autant que, j'espère que mon médecin préférée ne lira pas ces lignes, ça n'est pas vraiment recommandé pour ce que je viens d'avoir... Promis, je ne boirais pas tout, pas sûr que cela me peine beaucoup...

Superbe temps ce matin. Après une nuit d’enfer à me battre avec mes voisins d’à côté qui écoutaient la télévision encore à 2h30 du matin et pas discrètement, cela va de soi ! J’ai dû me résoudre à appeler le propriétaire pour finalement pas grand-chose, j’ai surtout réveillé enfin plutôt fait sortir du lit une charmante voisine qui s’est employée à expliquer au téléphone l’objet du délit. Cela n’a pas eu l’air d’émouvoir la propriétaire qui n’a rien fait. En définitive, un autre voisin surement plus persuasif que moi a fini le boulot en frappant bruyamment sur la porte de la chambre incriminée pour enfin que cela s’apaise…

Bref réveil un peu plus tardif, ce matin. Il n’empêche, je suis le premier de l’hôtel voire du village car lorsque je me rends dehors puis sur la plage, je ne croise personne. Je vais donc jusqu’à la mer et plonge allègrement dans l’eau fraiche et salée sous un ciel bleu et un soleil naissant. C’est un régal pour moi qui adore la froidure de l’eau. Ça fini de me réveiller et après quelques brasses, je m’extrais pour rentrer prendre une douche avant le petit déjeuner. Aux alentours de 9h, je ressors pour m’installer en terrasse et commander un bon café, un croissant et un jus d’orange. Tous cela le soleil dans les yeux et la mer pour horizon… ça sent vraiment les vacances !

Je vois passer plusieurs pèlerins et groupes de pèlerins. Il faut dire que nous sommes juste sur le chemin qui vire à l’angle de l’hôtel. Il est donc normal que ceux-ci empruntent ce passage. Je me sens là encore un peu « en faute », mais cela ne dure pas très longtemps, il faut bien l’avouer. La douceur du moment me fait vite penser à autre chose… Je prends tout mon temps pour déguster ce magnifique petit déjeuner et capture le plus d’énergie possible pour les jours à venir.

Cela étant, je ne peux pas rester là toute la journée et décide d’aller visiter les alentours sans pour autant entreprendre une marche longue ce qui serait contraire à l’objet de cet arrêt. J’opte donc pour les deux ou trois plages situées à proximité de celle où je réside. Ce coin est un vrai paradis pour passer des vacances à la mer. De nombreuses plages, qui pour le moment, ne sont pas surpeuplées de vacanciers. Je me promène sur une lande en hauteur de la mer et des plages en contrebas. C’est sublime, un paysage Irlandais ou Ecossais.

Je trouve mon Eden alors que je découvre du haut d’un promontoire, une plage nichée en contrebas. Petite crique difficile d’accès, il faut vraiment la mériter, le sentier est très escarpé et il me faut finir sur les fesses pour les derniers mètres. Mais quel délice une fois en bas. Très peu de monde, la tenue textile est optionnelle. L’eau est limpide, turquoise, fraiche, on se croirait aux Antilles la chaleur en moins… Vraiment, les Asturiens de ce coin ont de la chance de posséder une telle richesse naturelle. Je reste une bonne paire d’heures à me baigner, bronzer, flemmarder sur mon tapis écossais que j’ai emporté pour l’occasion.

Après cet intermède estival, les nuages s’amoncelant plus à l’ouest, je me dis qu’il serait bien de se rapatrier vers l’hôtel. Si je dois subir la pluie, je l’aurais assez sur le chemin en marchant. Qui plus est, il faut remonter la pente descendue… Heureusement, un couple m’indique un meilleur chemin que celui que j’ai descendu. En effet, il faut connaitre ! Je rejoins l’hôtel, prends une bonne douche et descends prendre une salade au restaurant, il est déjà 13h30. Il y a beaucoup de monde en ce jour de week-end et majoritairement des locaux. Cela risque d’être beaucoup le cas en Europe cette année, effet Covid oblige !

Je remonte pour une petite sieste bien méritée … ah ! Mais oui ! Et à peine suis-je ensommeillé que j’entends débarquer un troupeau de jeunes garçons qui envahissent le couloir et déboulent à grand renfort de cris… je me dis : « ça y est, ça recommence, la nuit prochaine est morte !! ». Je finis par sortir leur expliquer qu’ils sont dans un hôtel et qu’ils ne sont pas seuls. A priori, mon espagnol agacé leur a bien parlé car je ne les ai presque plus entendus par la suite. Ceci étant, je suis tout de même allé prévenir l’hôtelier que s’il ne voulait pas que je le réveille à nouveau la nuit prochaine à 2h du matin, il avait intérêt à prévenir ses jeunes clients des règles de bienséance à respecter dans son établissement. Nous verrons bien demain comment se passera la nuit. Comme quoi, il n’y a pas que dans les Albergues que le sommeil est aléatoire…

En attendant, bonne lecture à tous et à demain !



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