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  • Photo du rédacteurChristian

Etape 19: Thiezac - Aurillac - Laroquebrou

Ho là là… Je n’ai pas très bien dormi. J’ai eu du mal à m’assoupir, des douleurs partout, des crampes, dans tous les muscles sollicités hier. Le genou droit qui irradie dans la cuisse. Bref, je n’ai fermé l’œil vraiment que vers minuit. Ça fait une nuit très courte pour un réveil à 5h du matin.

Je me lève au son du carillon du téléphone de Jean-Baptiste qui a dû craindre de ne pas se réveiller pour le programmer. Et en plus, il sonne deux fois, histoire de bien réveiller la chambrée… Je saute du lit sans faire de bruit. Hier soir, j’avais pris soin de regrouper toutes mes affaires pour en pas ameuter le quartier ce matin. Je prends donc mon barda et descends dans la salle commune pour me débarbouiller, tout ranger et préparer un rapide petit déjeuner avec le reste de pain du diner de la veille et 2 sachets de café en poudre. Jean-Baptiste me rejoint peu de temps après et nous petit-déjeunons ensemble.

Il décolle avant moi pour entamer sa longue montée vers le Plomb du Cantal alors que je me lance dans la descente vers Thiezac premier village de mon parcours. 4km sur le l’asphalte, j’ai un peu grugé Carlita en ne suivant pas ses indications sur les traces du GR4. Ce n’est pas bien grave, après le lourd effort de la veille, je préfère démarrer un échauffement de mes chevilles dans la douceur d’un chemin régulier même s’il est un peu dur et a tendance à rapidement échauffer la plante des pieds.

Je suis assez vite à Thiezac qui s’éveille tout doucement, il est à peine 6h30. Et poursuit ma route sans grande conviction. Ce matin, je me sens fatigué. Je me demande si je ne vais pas faire une pause plus tôt que prévu. Normalement, ma première pause est à Rocamadour mais cela fera presque 300km et je commence à ressentir les prémices de la lassitude musculaire… et aussi mentale par voie de conséquence. Je verrai bien comment se passe la journée…

Je poursuis mon périple qui est largement moins difficile qu’hier mais tout de même parsemé de montées et de descentes. Descente vers Vic sur Cère, remontée puis descente vers Rolminhac. Encore une butte et voilà la descente vers Aurillac.

Je vous avoue que j’ai marché un peu comme un zombie aujourd’hui. Fatigué des efforts cumulés depuis le départ du Puy et en particulier par les efforts de la veille au Plomb. C’est de loin l’étape qui m’a le plus couté depuis le départ. Je vais donc opter pour une stratégie de repos. Je vais poser à Laroquebrou une nuitée de plus que prévue. Je vais pouvoir recharger mes batteries avant de poursuivre vers Rocamadour. Il ne me faut pas oublier la montée des marches vers la basilique. Très semblable à celle du Mont St Michel…

Arrivé à Aurillac, je me dirige vers la gare pour sauter dans le bus en direction de Larequebrou. J’ai annulé mon hôtel d’Aurillac et ai pu réserver une nuit de plus au camping de Larequebrou. Le trajet est assez rapide, bien plus qu’à pied évidemment. La trace prévue suit d’assez près la voie de chemin de fer et longe la rivière La Cère. C’est assez largement ombragé, dommage, je n’aurais peut-être pas beaucoup souffert de la chaleur demain en suivant cette voie. Mais finalement, je n’aurais pas loupé trop de belles vues. J’arrive en fin d’après-midi au Camping après être passé à la supérette pour faire quelques emplettes pour ce soir et demain. Je sens que je vais bigrement apprécier ma journée de repos.

Le responsable du Camping me reçoit bien aimablement, on discute longuement de Compostelle, d’Espagne où il a longtemps résidé et finalement, il m’oriente vers mon logement où rapidement je déballe ma trousse de toilette pour une bonne douche bien rafraîchissante. Je prépare ensuite le diner avant d’aller m’allonger et dormir d’un sommeil profond et réparateur, je l’espère.

Voilà pour aujourd’hui. A demain pour la suite.






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